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16 juil. 2016

Le Porteur de Lumière - Tome 2 : Le Couteau Aveuglant






Auteur : Brent Weeks
Editeur : Milady / Bragelonne
Format : Broché










Couverture :
Non, vraiment, ces couvertures là, je ne peux pas les apprécier… Ici, même problèmes que sur le premier tome : pas de décor, trop de retouches, le haut de l’image coupé. J’aime pas. C’est d’autant plus dommage que le modèle et son costume sont plutôt classes, mais là c’est trop pour moi ! En plus la pose est si proche de celle de la couverture du Tome 1 que je les ai confondus et j’ai cru avoir acheté deux fois le même ! Gah !

Résumé :
Chaque lumière dissimule un secret. Chaque secret porte en lui une révélation.
Gavin Guile se meurt. Il croyait encore avoir cinq ans de répit avant de succomber au sort de tous les Prismes. En vérité, il lui reste à peine une année… À travers le monde, la magie des couleurs devient incontrôlable et menace de destruction les sept satrapies. Les anciens dieux reviennent à la vie, levant une implacable armée de spirites. L’unique salut pourrait se trouver du côté du frère renégat de Gavin. Celui dont il a volé la liberté il y a seize ans…

Avis:
Brent Week est un psychopathe. Vraiment. La  fin du premier tome m’avait fait hurler et râler et… Bon, le tome 2 m’a fait continuer.

Toute cette frustration ne vient pas de nul part, bien sûr ! Cet auteur est un vrai sadique et j’ai même envie de dire “abandonnez tout espoir vous qui entrez”. Cette fois encore, l’intrigue est de haute volée, faisant la part belle à la politique et aux complots sur fond de guerre idéologique. Même un simple jeu de carte inspiré de Magic: the Gathering prendra ici une tournure politique !

La situation évoluera parfois très vite. Si vite qu’on ne pourra qu’être surpris par certains retournements de situation hallucinants, l’auteur n’hésitant pas à totalement déconstruire ce qu’il a pu mettre en place, multipliant les fausses pistes afin de mieux perdre le lecteur. C’est bien simple : on ne peut se fier à rien ni personne, ou presque ! Et par dessus le marché Brent Weeks joue avec le lecteur, donnant un peu d’espoir ici ou là, pour mieux le reprendre plus tard et rendre la situation encore plus critique.

Au milieu de tout ça, les personnages se débattent tant bien que mal pour arriver à leurs fins. Ce second tome est un peu le tome de la perte de contrôle pour eux tant les choses s’emballent. Kip y aura une place plus importante et va évoluer, grandir tout en gardant ce qui fait le charme du personnage : Sa langue bien pendue ! Il offre de sacrés moments de rigolade à lui seul.  J’ai également beaucoup aimé découvrir les nouveaux compagnons qu’il rencontre à la Chromerie. Lui comme les autres sont très bien dépeints par l’auteur.

A travers les héros et les nouveaux venus,, on en découvre également un peu plus sur l’univers riche et complexe mis en place par Brent Weeks. On commence également à sentir qu’une intrigue de plus en plus grande ampleur est en train de se développer. L’auteur sait où il va avec ses personnages et on le sent. Il les dirige d’une main de maître et sait comment nous les rendre sympathiques ou détestables, parfois avec de simples détails aussi simples qu’une fiole d’huile… Et ce constat est valable tant pour les nouveaux personnages que pour les anciens, qu’on découvre encore un peu plus.

La force de ce deuxième volume comparé au premier qui passait beaucoup de temps à poser les bases de l’univers, c’est que l’action, les moments de tension sont bien plus présents. J’ai eu l’impression que le rythme était ainsi plus soutenu, plus haletant jusqu’à une conclusion aussi surprenante que frustrante. Les derniers chapitres sont particulièrement savoureux et riches en matière de surprises. L’action, qui m’avait semblé un peu confuse auparavant, est ici claire et rudement bien menée. Avec toutes les pistes ouvertes par l’auteur, je ne peux que m’interroger et m’impatienter pour la suite !

Personnage préféré :
Si Liv était celle qui accompagnait Kip dans le premier tome, il va cette fois faire la rencontre de Teia, une apprentie garde noir que j’ai beaucoup aimé. Intelligente et déterminée, elle tente tant bien que mal d’outrepasser son statut d’esclave. J’aime sa franchise et son honnêteté ainsi que l’amitié qui de développe entre elle et Kip. Elle arrive même à garder un certain optimisme alors que sa situation n'est pas des plus facile. En bref, je l’ai trouvée aussi sympathique que Liv était énervante à mes yeux ! J’espère vraiment que Teia aura l’occasion d’évoluer de façon intéressante.




Une suite de haute volée pour une série qui a déjà commencé très fort. Plus dense en action que le premier tome, le rythme est mieux géré et les personnages sont toujours aussi attachants. L’intrigue et les personnages sont toujours aussi attachants et l’univers s’étoffent encore plus et ce n’est que pour le mieux !

10 nov. 2015

Le porteur de lumière - Tome 1 : Le Prisme Noir





Auteur : Brent Weeks
Éditeur : Milady (Bragelonne)
Format : Broché (poche)












Couverture :
Honnêtement, je n’aime pas trop cette couverture. Même si les couleurs ne sont pas moches, je n’aime pas le cadrage qui coupe le haut de la tête du personnage. Il n’y a pas de décor non plus, juste une sorte de nuage de fumée rouge sombre qui fait vraiment rajout de trop. En plus, j’ai eu bien du mal à comprendre qu’on avait affaire à une photographie pour le personnage (j’ai vérifié sur la quatrième de couverture), et non une illustration, tant elle a été retouchée. Outre le fait que la photo ne corresponde à aucun des personnages, le manque de décor et le trop plein de retouches, ça ne me plaît pas. Honnêtement, je suis très très heureuse qu’on m’ai offert ce livre, parce qu’autrement, il ne m’aurait pas attiré l’oeil, et j’aurais manqué quelque chose ! Ouf !

Résumé :
Gavin est le Prisme, l'homme le plus puissant du monde. Il est à la fois grand prêtre et empereur ; seuls son énergie, son intelligence et son charisme parviennent à préserver une paix bien fragile. Mais les Prismes ne vivent jamais vieux, et Gavin sait exactement combien de temps il lui reste : cinq ans, pour cinq missions impossibles. Lorsque Gavin découvre qu'il a un fils, né dans un pays lointain, il doit décider du prix à payer pour protéger un secret qui pourrait détruire le monde qu'il a créé.

Avis :
Tout d’abord, ce qui m’a plu dans ce roman, c’est l’univers. On est toujours dans de la fantasy avec un monde imaginaire mêlant magie et guerres, mais on est loin de l'énième monde Tolkien-esque, peuplé d’elfes, humains, nains et dragons. Ici, l’auteur a inventé quelque chose de très différent, imposant ses propres règles dans un univers bien à lui : les Créateurs utilisent la lumière pour créer de la luxine, une substance magique bien particulière avec ses qualités propres. Cependant, la majorité de la population est incapable de créer, ainsi, de nombreux enjeux pèsent sur les épaules des créateurs, qui se retrouvent ainsi au centre de bien des complots. Tout l’univers de cette saga est basé sur le don des créateurs et du Prisme, le mage le plus puissant maîtrisant tout le spectre lumineux. L’ensemble est à la fois très original et cohérent. On n’est cependant pas noyé sous les informations et même si, à l’instar de Kip, on est un peu perdu dans les premiers temps, les explications savent arriver à point nommé pour que le lecteur ne se sente pas perdu.

Un autre point fort du roman sont les personnages. Crédibles et hauts en couleurs pour certains (hohoh. Hauts en couleurs. Humour, luxine, tout ça. Non ? Ok, pardon.). Ils sont plutôt nuancés, chacun avec ses défauts. Par exemple, Kip se sous-estime énormément, en permanence. De son côté, Gavin cache d’énormes secrets qui pourraient nuire à son rôle de Prisme, lui interdisant tout faux pas. Il doute beaucoup, malgré sa grande intelligence. Les interactions entre les protagonistes sont également influencées, parfois de façon inattendue, par les manipulations et les secrets que chacun garde. Leur passé est également un élément important de leurs relations mais il permet aussi à l’histoire d’avancer. En effet, il constitue les fondations de l’intrigue, la “guerre du faux prisme”ayant marqué le monde et les esprits de bien des façons.

Tout au long du roman, les informations sur cette guerre sont distillées et ce qu’on y apprend peut aller jusqu’à complètement changer la perception de l’histoire et des personnages. Il m’est arrivé de simplement reposer le livre à la fin d’un chapitre, abasourdie, le temps de réfléchir un peu à ce que je venais d’apprendre. C’est une sensation qui n’a pas été sans me rappeler certains évènements du Trône de Fer (Si vous l’avez lu, vous savez de quoi je parle.). Et d’ailleurs, comme dans la saga de monsieur Martin, j’ai beaucoup réfléchi pendant ma lecture, aussi bien sur les conséquences des évènements que sur les raisons ou les motivations des héros.

L’action n’est pas énormément présente, à part au début et à la fin de ce premier tome. Cependant, les intrigues personnelles des personnages suffisent à construire le récit, même si les plus férus de grosses bastons pourraient reprocher au livre d’être un peu lent une fois les premiers chapitres terminés. Les cent dernières pages leur conviendront sûrement mieux, avec des scènes de batailles sanglantes et imagées qui m’ont cependant un peu moins convaincues que le reste de l’intrigue. Quelques passages explicatifs ou descriptifs ont, à mes yeux, un peu cassé le rythme et, même si ces chapitres restent intéressant, je pense que l’action souffre un petit peu de ces interludes.

Enfin, la conclusion de ce premier tome est extrêmement frustrante. Agréablement frustrante, ceci-dit : à l’image du reste du livre, on y retrouve en quelques pages assez de surprises pour bien préparer le lecteur à se jeter sur la suite. Sans tomber comme un cheveux sur la soupe, ces derniers rebondissements créent de nouveaux enjeux et, encore une fois, mettent en place de nouveaux secrets. Je n’ai honnêtement aucune idée de la façon dont la situation peut évoluer, mais j’ai déjà mon petit lot d’hypothèses.

Personnage préféré :
Gavin Guile est riche, puissant et intelligent, il est le Prisme… Mais malgré son petit côté héros façon super-mâle  à la limite du sex-symbol local (attrait du pouvoir, etc…), il a énormément de doutes et de secrets, tous plus lourds les uns que les autres. Il est bien conscient de sa situation très difficile et de sa précarité mais il fait de son mieux pour accomplir son devoir. Cela fait de lui un personnage très humain, qui a beaucoup de fragilités à cacher pour remplir son rôle et se montrer infaillible. J’ai dit plus haut que les personnages étaient plutôt nuancés, et je pense que c’est dans le personnage de Gavin qu’on le ressent le mieux en mettant en parallèle le personnage public qu’il est devenu et l’homme qu’il reste malgré tout.



Ce premier tome est vraiment une grande réussite qui n’est pas passé loin du coup de coeur. Le Prisme Noir joue surtout sur une intrigue riche en secrets et des relations entre les personnages qui ne cessent d’évoluer tout au long du récit. L’univers est très original et impose ses propres règles, pour un tout cohérent, intéressant et loin de la fantasy classique.